Frédéric Roche, aide-soignant à Neufchâteau revient d’une mission humanitaire au Bénin

L’aide-soignant de la cité revient tout juste d’une mission humanitaire d’un mois où Frédéric Roche (photo) a apporté son précieux concours à la formation d’une vingtaine d’ambulanciers dans le secteur d’Athiémé, au Bénin.

Une fois l’amplitude thermique passée et accusée (une trentaine de degrés tout de même !), Frédéric Roche revient rapidement les pieds sur terre : « Une école d’ambulanciers fixe, au Bénin, ce n’est pas réalisable », admet-il. Parce que trop chère, assurément.

Parti avec sept autres humanitaires du 6 novembre au 7 décembre dernier et un budget de moins de 10 000 € pour toute l’équipe, Frédéric Roche qui avait participé au financement de cette mission en organisant notamment un festival de musique au Trait d’Union il y a quelques mois, était stationné dans la région d’Athiémé, 56 000 habitants, à une centaine de kilomètres de Cotonou, la capitale, soit quatre heures de route. « Il s’agissait de deux missions de quinze jours chacune », explique-t-il. Objectif : former une vingtaine de chauffeurs béninois, des auxiliaires dans les ambulances, aux fonctions d’ambulancier.

Cibles potentielles

Sous l’égide de l’association française des ambulanciers humanitaires reconnue par le ministère de la Santé béninois, Frédéric, propulsé chef de mission, dispensait de six à sept heures de cours par jour : il était question de secourisme, d’anatomie, de système nerveux ou veineux et même de psychiatrie. « Si je pouvais partir six mois, je le ferais », sourit l’intéressé. L’aide-soignant néocastrien s’est en effet tissé là-bas un véritable réseau d’amis, des relations franches entretenues et renforcées au lendemain des attentats de Paris. « Spontanément, les auxiliaires nous ont demandé d’observer une minute de silence, ce que nous avons accepté bien évidemment », rapporte-t-il.

Des informations qui parviennent au compte-gouttes. Et encore… Quand le Net veut bien fonctionner. Des mises en garde également : « On nous a prévenus de ne pas bouger. Que nous étions des cibles potentielles. » S’il écoute sans faire véritablement attention, Frédéric avoue se sentir en sécurité : c’est la quatrième année consécutive qu’il se rend au Bénin avec les ambulanciers solidaires. Et rien ne l’empêchera – sauf pénurie de subventions – d’envisager une cinquième aventure humaine de ce type l’an prochain. Car la mission ne se limite pas à la formation d’ambulanciers : du matériel médical est également distribué en nombre dans les quelques ambulances (trois cette année) transportées depuis la France. Et les demandes se multiplient : « Depuis la Guinée-Conakry, le Burkina Faso et le Mali, les demandes d’école d’ambulanciers itinérante affluent », précise celui qui a déjà repris ses gardes au centre hospitalier de la cité.

Par: Olivier JORBA

Source : Vosgesmatin (FR)


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