Plume libre : L’UN en soutien éclairé !

L’Union fait la Nation a décidé de sortir de la logique de la passivité dans le dossier crucial de la Nouvelle carte universitaire. La décision réformatrice de Talon a suscité un déchaînement des passions et de grosses agitations. Le vice président de l’UN refuse de « traiter la question de l’éducation nationale…dans une approche aventureuse régionaliste ou avec des aspects étroitement électoralistes ». Kolawolé Idji a pris soin de réitérer la posture de l’UN, « composante du pouvoir » avant de dévoiler la vision de l’Union sur le sujet qui fait mouvoir les chapelles partisanes.
L’UN s’est-elle démarquée de la ligne de Talon ? La question semble anodine mais étire les curiosités face à l’enjeu de l’éducation et aux passions identitaires. Idji a, sans surprise, joué sur la console de la rupture et du Nouveau départ en analysant les initiatives dans le « contexte de la Rupture pour un Nouveau départ qui seul peut remettre notre pays sur les rails et arrêter sa descente aux enfers propulsée vertigineusement par le régime défunt de l’Emergence et de la refondation ».

Le discours colle au choix politique du conglomérat, mais le député baron de l’UN, ancien président de l’Assemblée nationale, n’est pas tombé dans la mécanique d’allégeance. L’UN a résisté à l’instinct accoucheur de soutien aveugle. Idji dresse les lauriers au gouvernement de la rupture et relève dans sa décision la rationalisation de la carte universitaire pour bâtir plus efficacement l’Université d’Abomey Calavi, l’Université de Parakou, l’Université thématique d’Abomey et une Université Nationale d’agriculture à Porto-Novo.

Seul problème : la levée de boucliers massive contre la carte universitaire de la rupture. L’UN dénonce le manque de pédagogie de la démarche de l’Exécutif, à l’origine de la vague de contestations. Idji n’a pas froid aux yeux, et même en maillot de rupture, il tacle ses coéquipiers du Nouveau départ en indiquant d’emblée que Porto Novo n’est pas appropriée pour une université nationale d’Agriculture. « La capitale du Bénin veut être traitée comme toutes les capitales du monde », opine Idji.

Par la voix de son vice président, l’UN évite néanmoins d’accuser Talon de tous les péchés d’Israël. Le mal vient de loin. La faute à Fcbe et Yayi à qui l’UN attribue la « tentative d’assassinat » de l’éducation nationale. En clair, l’UN chante les sonorités de la rupture sans vraiment sombrer dans la perte de lucidité. Le moteur de l’UN est le soutien critique qui met à l’abri du reniement et de la renonciation.
Véritablement, l’UN affiche son visage de force de la mouvance Talon, « composante du pouvoir », avec cette autonomie conservée pour de critiques constructives, loin de soutien primitif et de tout dérèglement politique. Il faut fouetter les chevaux pour faire avancer le coche. Même sur la route sablonneuse et malaisée, il faut tirer la machine sans hypocrisie.
L’UN n’a pas opté pour la dérobade dans ce dossier brûlant de nouvelle carte universitaire qui chauffe le discours politique. « Associer toutes les compétences. Rassembler tous les acteurs ». Le message est limpide comme l’eau de source. Une invite à la pédagogie. Talon a sans doute compris le message.

Par: Sulpice Oscar GBAGUIDI

Source : Fraternité (BJ)

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