L2 – Niort / Saturnin Allagbé : « Je suis un joueur qui a faim »

L'international béninois et gardien de but des Chamois Niortais, Saturnin Allagbé.

Le gardien de but des Chamois Niortais et des Ecureuils du Bénin se projette sur son avenir. Saturnin Allagbé évoque notamment sa situation en club et en sélection nationale. Entretien.

Saturnin Allagbé, pouvez-vous nous en dire davantage sur vous et vos débuts dans le football ?

Je suis Saturnin Allagbé, gardien des Chamois Niortais et des Ecureuils du Bénin. J’ai vu le jour le 22 novembre 1993 à Bantè. J’ai commencé à jouer au foot dans la rue au Bénin puis j’ai été repéré par Bernard Hounnouvi, qui m’a permis d’intégrer le Centre béninois de formation (Seam Tanekas) basé à Natitingou, dans le nord du pays. Par la suite, j’ai posé mes valises à l’ASPAC (Association Sportive du Port Autonome de Cotonou) avec lequel j’ai été deux fois champion du Bénin et découvert la Ligue Africaine des Champions. L’histoire continue !

Depuis quelques années, vous êtes le deuxième gardien de l’équipe nationale du Bénin, quelle ambiance y règne-t-il ?

Je suis arrivé en sélection A en 2011. J’étais très jeune donc j’ai eu la chance d’apprendre tranquillement. J’ai eu une régularité dans le groupe qui m’a facilité la vie dans l’équipe. J’ai été titulaire pendant une certaine période. Aujourd’hui, je suis numéro 2, il y a une concurrence saine et je me tiens prêt à jouer quand le besoin sera là.

Êtes-vous épanoui dans cette équipe ?

Bien sûr que je suis épanoui. C’est mon cocon. Je me sens bien dans le groupe. Très à l’aise, il y a de nouveaux joueurs qui arrivent et des anciens qui sont toujours là. Il y a une entente parfaite. Il ne nous manque plus qu’un grand tournoi ensemble comme la CAN par exemple.

Allagbé : « Assurer le maintien le plus vite possible »

La Ligue 2 à repris. Comment résumeriez-vous vos objectifs pour cette saison ?

D’abord, il y a l’aspect collectif, la survie du club (assurer le maintien le plus vite possible). Quand on sera plus libéré, on pourra espérer le haut de tableau. Cette saison, les play-offs ont été élargis jusqu’à la sixième place, ce sera plus ouvert. Individuellement, j’ai prolongé mon contrat en fin de saison dernière, je veux confirmer mon statut de numéro un et être stable. Evidemment, j’ai des progrès à faire et je travaille avec un staff de qualité ; je suis un joueur qui a faim et qui aime les défis. Cela tombe donc bien.

N’avez-vous pas eu de contacts venant d’autres clubs ?

Il y a eu des intérêts prononcés mais j’ai rapidement opté pour prolonger mon aventure à Niort. Le club a cru en moi et il n’y avait pas de raisons de partir. Ils sont contents de ce que l’on fait ensemble, les supporters sont à fond derrière nous, je suis bien ici. Maintenant, si cela avait été une offre qui ne se refuse pas comme Arsenal par exemple, je n’aurais pas réfléchi dix secondes (rires).

« Une carrière ne se définit pas à l’avance »

Depuis vos débuts, quels ont été vos bons et mauvais souvenirs ?

Le plus mauvais souvenir c’est notre élimination de la CAN 2017, en septembre 2016 à Bamako. C’est dur à digérer d’échouer si près du but. Le plus beau ? Il y en a beaucoup. C’est donc difficile de choisir. C’est toujours en sélection, je dirai notre qualification pour la CAN juniors 2013. Personne ne misait un kopeck sur nous. On a sorti la Côte d’Ivoire et le Sénégal, ces pays qui étaient favoris au départ. Et la cerise sur le gâteau est que le match de la qualification avait eu lieu à Dakar. On était allé la chercher cette qualification ! Je me souviens qu’au coup de sifflet final, j’étais monté sur la transversale. C’était fou et énorme.

Quelle direction pensez-vous donner à votre carrière ?

Une carrière ne se définit pas à l’avance. Même si tu as un plan de carrière, tout ne se passe pas souvent comme tu l’imagines. Il faut avoir le mental et la capacité pour s’adapter aux différentes étapes de la carrière. Je joue à un poste où la carrière peut être plus longue que pour les joueurs de champ. Tant que je suis heureux dans ce que je fais, ça me va. Evidemment en sélection comme en club, être le numéro un est mon rêve. Je sais que j’ai encore des paliers à franchir pour tutoyer le très haut niveau en club comme en sélection, mais je suis patient. Quand tu regardes la carrière de Buffon et Casillas malgré leur âge, tu te dis que tu n’as encore rien fait.

Après tant d’années d’interruption, le championnat béninois a repris il y a peu. Quelles sont vos impressions ?

D’abord, je suis heureux de la reprise. Cela va permettre aux joueurs qui sont au pays de se mettre en valeur un peu comme nous il y a quelques années.

© Sport 365


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