Usine d’égrenage du coton à Nikki : Rodriguez perd son procès face à l’Etat

L'usine MCI de Nikki appartenant à Martin Rodriguez

Par jugement N° 18 du 11 septembre 2017 rendu par le Tribunal de première instance de Parakou dans l’affaire Etat béninois contre Marlan’s Cotton in-dustrie (Mci) de Martin Rodriguez, la vente sur saisie immobilière concer-nant l’usine d’égrenage de coton de Nikki, appartenant à l’homme d’affaires, est désormais inévitable. La justice a reconnu le fondement et la légalité de la procédure enclenchée par l’Etat aux fins de procéder à la vente aux enchères de l’usine surendettée.

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En sa séance du lundi 11 septembre 2017, la Chambre des Criées du Tribunal de première instance de Parakou a rendu son jugement dans l’affaire opposant l’Etat béninois à la société Marlan’s Cotton industrie (Mci), propriété de Martin Rodriguez. Il en ressort que l’Etat béninois a raison contre Mci. Conséquence du verdict, l’usine d’égrenage de coton, administrée par la société Mci de Martin Rodriguez, sera vendue aux enchères. Au regard de la substance du jugement, force est de constater que tous les moyens et arguments exposés par Mci ont été réfutés par le juge. En d’autres termes, le Tribunal de Parakou a déclaré que les conclusions de la société en cause sont sans fondement et ne peuvent arrêter la procédure enclenchée. Déjà par décision Dcc 17-178 à travers laquelle la Cour constitutionnelle a rejeté la requête de Mci qui a soulevé l’exception d’incompétence du juge de la Chambre des criées, l’espoir de se tirer d’affaire était trop mince pour Mar-tin Rodriguez. Ne serait-ce que par ce verdict, les avocats conseils de l’homme d’affaires étaient en difficulté. Ensuite, venons-en aux conclusions déposées au greffe. Les demandes d’irrecevabilité, de nullité et de fin de non-recevoir soulevées ont été rejetées. La demande de contestation du montant de la mise à prix et de nomination d’expert aux fins d’une contre-expertise de l’usine a été également balayée et mise de côté. Le coup dur vient du fait que la demande d’octroi de délai de grâce n’a pas prospéré. Sur toute la ligne, Mci a été déboutée. Le Tribunal a ordonné l’exécution de la présente décision nonobstant toutes les voies de recours. Cependant, l’affaire reviendra devant le juge le 30 octobre 2017 pour adjudication, c’est-à-dire probablement la vente aux enchères de l’usine d’égrenage de coton de Nikki.

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C’est l’expression d’une cinglante défaite pour Martin Rodriguez, dont la descente aux enfers de ses sociétés s’accélère. Bénin Marina hôtel dont il était propriétaire avait déjà été retourné dans le giron de l’Etat pour non-respect des engagements contractés avec l’Etat. Ses employés en désespoir, vu que le complexe hôtelier a perdu de son prestige et incapable de faire face à ses charges quotidiennes, avaient lancé un cri d’alarme à l’endroit du gouvernement qui a décidé du retour de Bénin Marina hôtel dans le patrimoine de l’Etat. Dans une tentative désespérée de sauvegarder ses biens, Martin Rodriguez avait sollicité le concours du président ivoi-rien Alassane Ouattara afin qu’il intercède auprès de son homologue béninois. Sa démarche a conduit à l’audience à lui accordée au Palais de la Marina par Patrice Talon, le 28 avril 2017 en présence de deux émissaires du président Alassane Ouattara. Après cette audience qui a duré environ quatre heures, plus rien n’a tourné en faveur de Martin Rodriguez.

Par: Abdourhamane Touré

© Le Matinal 


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