Rwanda : le Next Einstein Forum annonce ses lauréats 2017-2019, des scientifiques de pointes pour résoudre les défis mondiaux

Le Next Einstein Forum (NEF) présente aujourd’hui sa seconde promotion de lauréats, 16 scientifiques, tous âgés de moins de 42 ans, pourvoyeurs et pourvoyeuses de solutions aux défis de l’Afrique et du Monde. Une initiative de l’Institut Africain des Sciences Mathématiques (AIMS) en partenariat avec la fondation Robert Bosch, le NEF tiendra sa deuxième Rencontre Internationale des sciences à Kigali, au Rwanda, sous le patronage de son Excellence, le Président Paul Kagame.

Au cœur de la vision du NEF, « Propulser l’Afrique sur la scène scientifique internationale », les lauréats du NEF présenteront leurs recherches révolutionnaires à l’occasion de cette Rencontre Internationale qui se tiendra du 26 au 28 mars 2018, et contribueront ainsi à l’élaboration d’une rencontre passionnante à fort impact.

« Il y a deux ans c’était mon grand honneur de présenter la promotion inaugurale des lauréats. Aujourd’hui encore, je suis heureux de vous présenter une nouvelle promotion brillante de lauréats. Les lauréats sélectionnés, dont six sont des femmes, font de la recherche de pointe en énergie renouvelable, nanomatériaux, nanotechnologie, sécurité alimentaire, médecine régénérative, systèmes cognitifs relatifs aux Fin Tech, à la cosmologie, séismologie etc. Au-delà de leur recherche purement académique, nos lauréats ont développé des technologies impressionnantes au départ de leurs travaux. Nous sommes intimement persuadés que leurs découvertes et initiatives, actuelles et à venir, résoudront les défis mondiaux en santé, énergie, changement climatique, éducation, agriculture pour n’en citer que certains », a dit Monsieur Thierry Zomahoun, Président et CEO de AIMS et Président de NEF.

Les lauréats du NEF sont séléctionnés par un prestigieux Comité du Programme Scientifique suivant une procédure rigoureuse qui prend en compte les qualifications académiques et scientifiques en ce compris de nombreuses publications, brevets, prix et les fonds de recherche recueillis de manière indépendante. Les lauréats doivent démontrer la pertinence et l’impact de leurs recherches / innovations pour la société mais également faire preuve de passion pour améliorer le profil scientifique de l’Afrique et inspirer la prochaine génération de scientifiques africains.

« J’aimerais remercier la première promotion de lauréats qui a utilisé son mandat pour publier des recherches de haute qualité, multiplier les collaborations entre jeunes chercheurs sur le continent et au-delà et guider la jeune génération. Leur participation active dans l’élaboration du programme à améliorer le programme à venir des lauréats. Ensemble avec la nouvelle promotion de lauréats, ils ont rejoint la Communauté des Scientifiques du NEF, un réseau exclusif qui offre aux membres des opportunités de consultance, des financements, des collaborations de recherche, des occasions de prise de parole et des encadrements de carrière. En retour, les membres de cette communauté participeront aux élaborations des politiques nationales et internationales, des recherches de pointes et des activités d’innovation, diriger l’engagement public autour de la science et de la technologie en Afrique, et assurer le mentorat aux jeunes scientifiques en début de carrière et aux étudiants » a dit Monsieur Zomahoun.

Voici les lauréats du NEF 2017-2019 :

* Dr. Vinet Coetzee (Afrique du Sud) travaille sur des méthodes de diagnostic abordables et non invasives permettant de dépister les insuffisances alimentaires et les maladies congénitales chez l’enfant sur base de modèles informatiques faisant le lien entre les traits physiques et ces maladies. Par exemple, l’équipe de Vinet a développé une caméra 3D à un prix abordable, c’est à dire au 10ème du prix de systèmes commerciaux comparables.

* Dr. Abdigani Diriye (Somalie) avec son équipe chez IBM Research Africa il développe de nouvelles approches d’exploitation, de modèles et de nombre de personnes, afin d’identifier le montant exact de crédit et les produits appropriés. L’année dernière, ils ont développé un modèle d’apprentissage-machine qui utilise de nouvelles sources de données (comportement des téléphones mobiles) pour évaluer le profil financier et la cote de crédit de millions de personnes en Afrique de l’Est.

* Dr. Kevin Dzobo (Zimbabwe) dirige une collaboration inter-universitaire entre le CIGGB, l’Université du Cap et l’Université de Pretoria sur le développement de pansement ou bandage de « Cellules souche-ECM » qui, quand ils seront complétement développés pourront être utilisés sur les tissus blessés.

* Dr. Jonathan Esole (RDC) alors qu’il était à Harvard, a introduit un nouvel invariant topologique connu comme la caractéristique Orientifod Euler qui est maintenant utilisée journalièrement par les physiciens travaillant sur la F-Théorie. Jonathan a aussi résolu les questions ouvertes en supergravité depuis plus de vingt ans.

* Dr. Yabebal Fantaye (Ethiopie) étudie les propriétés statistiques de l’Univers en utilisant les données du Fond de Rayonnement Cosmique (CMB) du satellite Planck. Plus particulièrement, sa recherche est centrée sur le développement d’une machine d’apprentissage et d’autres méthodes de statistiques avancées pour l’exploitation du système d’information géographiques africain SIG et la base de données pour l’extraction des renseignements exploitables pour aider l’Afrique à atteindre les objectifs développement durable.

* Dr. Aminata Garba (Niger) Aminata est intéressée par la recherche des politiques clés, des technologies et applications pertinentes pour le développement des TIC, particulièrement dans les zones rurales et mal desservies. Elle est aussi intéressée par les méthodes qui permettent l’augmentation du débit de données des systèmes de communication en façonnant et réduisant les interférences.

* Dr. Mamadou Kaba (Guinée) : Ses projets de recherche l’ont amené à une meilleure compréhension des risques de transmission du virus de l’hépatite E (HEV) des animaux aux humains. Il mène actuellement une étude prospective longitudinale sur comment la composition des voies respiratoires et les communautés microbiennes gastro-intestinales (microbiotes) influencent le développement des maladies respiratoires chez les enfants africains.

* Dr. Rym Kefi (Tunisie) est principalement impliquée dans la recherche en troubles génétiques humains, diversité génétique en Afrique du Nord et l’impact de la consanguinité sur la santé. Elle renforce aussi la recherche sur l’ancien ADN et fait un profilage génétique pour les tests de paternité et l’identification médicolégale humaine.

* Dr. Aku Kwamie (Ghana) : Ses recherches actuelles sont dans le domaine de la gouvernance des systèmes de santé, cherchant comment et où les décisions sont prises dans les systèmes de santé en appliquant la théorie de la complexité aux problèmes de gestion et de leadership, de responsabilité et des innovations organisationnelles.

* Dr. Justus Masa (Ouganda) dirige plusieurs projets de recherches dans le domaine de l’électro catalyse et de la conversion d’énergie, centrés sur le développement des catalyseurs avancés peu onéreux et les matériaux des électrodes pour les systèmes d’énergie électrochimique, en ce compris les piles à combustible, les électrolyseurs (conversion de l’énergie électrique au gaz), les batteries métal-air rechargeables et les autres systèmes de batterie.

* Dr. Sanushka Naidoo (Afrique du Sud) : Sa recherche est consacrée à la défense des plantes dans les espèces forestières, avec un accent sur l’Eucalyptus. Elle se concentre sur les mécanismes qui peuvent conférer un large spectre, une longue résistance en disséquant les familles de gènes et les réponses aux parasites et aux pathogènes.

* Dr. Maha Nasr (Egypte) se concentre sur les technologies avancées comme la nanotechnologie basée sur les transporteurs de médicaments et les systèmes mixtes de délivrance. Elle étudie pour le moment la possibilité de création de nouveaux vecteurs pour le traitement de maladies, principalement le cancer et l’Alzheimer.

* Dr. Sidy Ndao (Sénégal) : Le groupe de recherche de Sidy a récemment développé le premier rectificateur thermique à haute température, une composante de la future Mémoire thermique à haute température et des dispositifs logiques. ex : les ordinateurs thermiques. Il est aussi le fondateur de la Pan-African Robotics Competition.

* Dr. Peter Ngene (Nigeria) a développé une stratégie qui est maintenant largement utilisée pour fabriquer des matériaux nano composites hybrides complexes pour des applications de stockage d’hydrogène réversible et des électrolytes à l’état solide pour batteries rechargeables. Il a aussi développé des senseurs d’hydrogène lisibles peu onéreux pour le diagnostic de l’intolérance au lactose via un test d’haleine à l’hydrogène.

* Dr. Tolulope Olugboji (Nigeria) il construit des modèles informatiques sophistiqués et conçois des nouvelles techniques d’imagerie de la sous-surface terrestres pour améliorer la compréhension de l’architecture et de la composition de l’intérieur de la terre ferme.

* Dr. Hamidou Tembine (Mali) : La recherche d’Hamidou porte sur la théorie des jeux et vise à contribuer significativement au savoir existant dans les problèmes de prise de décision interactive avec une information incomplète, et en présence des agents « self-regarding », « other -regarding », altruistes, malveillant, sensible au risque et irrationnels.
Plus sur le Next Einstein Forum

Lancée en 2013, le Next Einstein Forum (NEF) est une initiative de l’institut Africain des Sciences Mathématiques en partenariat avec la fondation Robert Bosch. Le NEF est une plateforme faisant la jonction entre la science, la société et la politique en Afrique et dans le reste du monde – avec pour objectif de capitaliser mondialement sur la science pour le développement humain. Le NEF croit que les contributions de l’Afrique à la communauté scientifique internationale sont critiques pour le progrès mondial. La jeunesse africaine, force motrice de la renaissance scientifique du continent, se trouve au centre des efforts du NEF. Le NEF est un forum unique dirigé par la jeunesse. A nos évènements scientifiques phares tenus tous les deux ans, 50% des participants sont âgés de 42 ans ou moins. Loin d’être un forum de science ordinaire, les Rencontres Internationales du NEF placent la science au centre des efforts mondiaux de développement. La prochaine Rencontre Internationale se tiendra du 26 au 28 mars 2018 à Kigali, Rwanda. En plus, par le biais des communautés des scientifiques, nous présentons les contributions de la brillante jeunesse africaine à l’émergence scientifique africaine au travers de ses classes de lauréats du NEF qui sont des scientifiques de pointes et des technologues de moins de 42 ans, et au travers des ambassadeurs du NEF, qui sont les 54 ambassadeurs en science et technologie sur le terrain.

Le NEF travaille aussi, avec des partenaires tels que l’Académie des Sciences Africaines, les ministres de l’Education, la Science et la Recherche en Afrique, les fondations et autres entreprises scientifiques ou du secteur privé, pour développer une identité scientifique africaine. En réunissant les principaux acteurs, le NEF espère mener des discussions de la politique à l’implémentation en mettant à profit l’adhésion et les résultats des meilleurs pratiques de l’Afrique et du monde. Jetez un œil sur notre référence : la Déclaration de Dakar.

Finalement, le NEF raconte les histoires inédites de la recherche scientifique et de l’innovation du continent au travers de nos diverses plateformes. Nous voulons réajuster la signification d’ « innovation » en Afrique. Nous voulons faire le lien entre la science et la technologie, même les sciences de base, et la vie quotidienne. Nous voulons impliquer le public dans la science et nous avons récemment organisée la première semaine africaine coordonnée – un évènement annuel de trois à cinq jours de célébration de la science au travers des évènements de sciences et de technologie coordonnées sur le continent. Nous sommes persuadés que le prochain Einstein sera africain.

Le NEF est soutenu par le Commission de l’Union Africaine, L’Organisation des Nations-Unis pour la Science, l’Education et la Culture (UNESCO), les gouvernements du Rwanda, du Sénégal et de l’Afrique du Sud, L’Académie Africaine des Sciences (AAS) et un nombre croissant des partenaires de la société civile et du secteur privé aux quatre coins du monde qui se passionne pour le positionnement de la communauté scientifique africaine comme membre influent dans la communauté scientifique mondiale, ce qui assurera un développement humain durable en Afrique et dans d’autres parties du monde.

Plus sur nef.org

© Beninto en partenariat avec APO


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