Cinéma : Sylvestre Amoussou sous les projecteurs à l’Espace Tchif.

Le cinéaste franco-béninois Sylvestre Amoussou.

Le cinéaste Sylvestre Amoussou, premier lauréat béninois à décrocher le prix de l’Etalon d’Argent de Yennenga de la 25ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), était face à la presse ce mardi à l’Espace Tchif. Le but de cette sortie médiatique : aborder les programmations de la rétrospective complète de ses œuvres cinématographiques et se prononcer sur quelques sujets d’actualité. Cette rencontre marque aussi l’annonce de la réouverture de l’Espace Tchif, ce cadre dédié aux acteurs culturels et qui porte le nom du célèbre artiste plasticien béninois Francis Nicaise Tchiakpè.

Sylvestre Amoussou était face à la presse ce mardi 10 octobre. A ses côtés il y avait Eric Todan, directeur du Centre National du Cinéma et de l’Image Animée ( CNCIA ) et Adrien Guillot, le nouveau Directeur de l’Espace Tchif.  Cette rencontre avec les journalistes vise à informer les béninois sur la rétrospective complète du cinéaste prévue du 16 au 22 octobre. Ce programme entre dans le cadre des activités marquant la réouverture de l’Espace Tchif le 16 octobre. Ce centre d’orientation culturelle, située en plein cœur de Cotonou marque sa grande réouverture après sa fermeture en 2015. Elle se donne désormais comme vocation d’accompagner la promotion de la culture béninoise.

« Nous n’avons rien contre la France mais nous sommes contre le mépris des dirigeants français…(…). Il n’y a plus rien en France et il faut que les Africains comprennent que la France ne donnera plus rien à l’Afrique. Moi je vis là-bas depuis longtemps et je sais que le mot cadeau n’existe pas chez le Français…». Sylvestre Amoussou.

Face aux hommes des médias, Sylvestre Amoussou s’est prononcé sur sa présence au Bénin. Une présence qui pour le moment n’est que le fruit d’une collaboration entre les promoteurs de l’Espace Tchif et le réalisateur béninois : « Madame Africa et moi avions été invité par les promoteurs de l’Espace Tchif dans le cadre d’une série d’activités qui marque la réouverture de ce cadre culturel pour accompagner la culture béninoise…(…).» a laissé entendre le réalisateur. Connu également pour son combat pour le panafricanisme, Sylvestre Amoussou n’a pas raté l’occasion de donner ses impressions sur la relation “France-Afrique” : « Nous n’avons rien contre la France mais nous sommes contre le mépris des dirigeants français…(…). Il n’y a plus rien en France et il faut que les Africains comprennent que la France ne donnera plus rien à l’Afrique. Moi je vis là-bas depuis longtemps et je sais que le mot cadeau n’existe pas chez le Français…» a martelé l’homme qui vit depuis 37 ans en France, pays dans lequel il procèdera dans les prochains jours au lancement officiel de son film intitulé L’ORAGE AFRICAIN après une tournée de projection au niveau international.

Dans sa position critique et connue sur le débat autour du franc CFA, voici ce que déclare l’artiste qui est également une relation proche de l’activiste Kemi Seba : « Sur le CFA, nos chefs d’Etats sont tous pris au piège. Le franc CFA est fabriqué à Chamalières en France et même les autorités politiques françaises reconnaissent que le franc CFA ne profite pas à l’Afrique et moi je suis fière d’être avec Kemi Séba dans sa lutte contre le franc CFA …(…).». Soulignons que grâce au combat du cinéaste, le Bénin sera présent en qualité d’invité d’honneur l’année prochaine au Festival Immigration d’Agadir au Maroc. L’annonce a été faite durant la conférence de presse.

Eric Todan, Directeur du CNCIA a salué l’initiative de l’Espace Tchif et sa volonté d’accompagner en général la culture béninoise et les œuvres cinématographiques en particulier. C’était aussi l’occasion pour lui de faire le point sur la collaboration entre le Gouvernement béninois et le groupe Vivendi dont l’actionnaire majoritaire est le français Vincent Bolloré : « Le gouvernement béninois a lancé la réfection des salles de cinéma pour faire revenir les habitudes. Cette initiative nécessite assez de moyens d’où la contribution de Bolloré pour accompagner l’initiative qui profitera plus au public béninois.». À en croire Eric Todan, les salles de cinéma seront confiées à des spécialistes du domaine pour une bonne gestion.

Par : Fawaz Khalil

© Beninto Info


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