Recrutement d’un mandataire délégué au Port de Cotonou : Talon reste imperturbable

Le président béninois, Patrice Talon.

Dans la perspective de marquer une rupture afin de détourner le regard des chapelles politiques du Port autonome de Cotonou, le chef de l’Etat, le président Patrice Talon a estimé qu’il faut désormais influencer la courbe qui consiste à faire gérer le Port par un manager social, une personne ou par un groupe politique. Ainsi, il entend impulser une nouvelle dynamique à ce secteur combien important pour l’économie nationale et qui reste la convoitise de tout le monde.

« Je ne veux pas donner le Port de Cotonou à un partenaire, un parent, un ami ou à un groupe politique ». Ainsi s’exprimait Patrice Talon, Président de la République lors de la rencontre d’échanges qu’il a eue vendredi dernier avec les travailleurs du Port autonome de Cotonou. Dans une démarche participative, il a expliqué aux travailleurs que l’objectif visé dans le processus de recrutement d’un mandataire délégué est de ne pas confier la gestion du Port à une personne physique mais plutôt à une entité à qui on peut réclamer dommages et intérêts en cas de faute. Dans ce cas, il va falloir définir à cette entité une feuille de route. « Je ne veux pas avoir à faire affaire à un Directeur général, mais à une entité. La délégation de gestion est un moyen d’avoir beaucoup de responsabilités plus élevées que celles qu’on accorde au mandataire social. Et c’est là toute la différence avec la méthode de gestion d’un mandataire social », a-t-il martelé. Pour le chef de l’Etat, il existe mille moyens pour atteindre les performances, surtout lorsque les intérêts de l’Etat, du Port et des travailleurs sont préservés. « L’essentiel, c’est de compter sur ma bonne foi. Ce que j’attends de vous, c’est des contributions positives qui vont concourir à élaborer des critères de performances pour que dans 10-20 ans, le Port du Bénin puisse être une référence en Afrique de l’Ouest », a-t-il ajouté. Une idée que partage l’actuelle Directrice générale du Port autonome de Cotonou, Huguette Amoussou. « Je crois que nous avons plutôt intérêt à travailler et à conforter ce contrat de performances », a-t-elle souligné. Une déclaration que n’approuve pas Monroi Kpoton qui, en présentant les conclusions d’un atelier organisé à cet effet à Bohicon, a fait ressortir les propos de l’un des experts présents qui estimait que « Le mandataire est inédit et dangereux ». A l’en croire, il vaut mieux renforcer la gestion existante. Mais le chef de l’Etat s’est dit très déçu par le niveau du débat. Pour lui, les travailleurs n’ont pas à confondre l’autorité portuaire et les responsables du Port. « C’est notre bien commun, le Port de Cotonou. Et moi, j’ai la responsabilité de choisir le gouvernant. C’est pour ça que vous m’avez élu », a-t-il conclu.

Par : Ambroise ZINSOU

© Fraternité


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