La 25ème édition de la fête nationale des religions traditionnelles du Bénin officiellement lancée à Ouidah

Un prêtre vaudou participe au festival vaudou annuel à Ouidah au Bénin, le 10 janvier 2016.

Le ministre béninois du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homeky, a procédé mercredi à la plage de Ouidah (environ 50 km au sud-ouest de Cotonou), au lancement officiel des cérémonies de la 25ème édition de la fête nationale des religions traditionnelles du Bénin, a constaté Xinhua sur place.

Très tôt, ce mercredi matin, des milliers d’adeptes de différentes divinités, notamment Ogu (dieu du fer), Hébiosso (dieu du tonnerre) et Sakpata (dieu de la variole) ont pris d’assaut la plage de la ville historique du Bénin, pour magnifier ces divinités à travers des chants et danses culturelles et cultuelles.

« Le Vodoun reste toujours le bon exemple de revitalisation »; « le Vodoun est une religion de tolérance, d’amour et de pardon », « le vodoun qui caractérise la religion traditionnelle du pays est l’éminente divinité de la sagesse africaine dont le but ultime est de guider l’homme en lui indiquant notamment à quelle puissance invisible se vouer pour réclamer et obtenir secours et assistance », ont-ils chanté.

Ainsi, sur cette plage de Ouidah, les manifestations de cette fête ont été marquées par des cérémonies d’offrandes et de libation aux ancêtres, ainsi que par des séances de prières collectives à l’endroit des divinités protectrices à travers le monde.

« L’un des objectifs majeurs que vise la célébration de cette fête nationale des religions traditionnelles est la valorisation de nos religions endogènes, notamment le vodoun qui constitue une des richesses du patrimoine culturel et cultuel du Bénin », a indiqué le ministre Homeky.

Pour la maire de la ville de Ouidah, Célestine Ajanonhoun, le vodoun est porteur de valeurs morales et de principes éthiques.

« Dans un monde où la tolérance et l’acceptation des différences sont de plus en plus mises à mal, les valeurs prônées par le vodoun peuvent inspirer bien des peuples en difficulté. Le vodoun regorge en effet, de nombreux aspects positifs, capables de nous aider à découvrir la juste orientation à donner à notre développement », a-t-elle estimé.

Interrogé par Xinhua, Ricot Marseille, un haïtien rencontré à la plage de Ouidah, a estimé que, malgré la déportation des peuples noirs par milliers vers les Amériques, après de multiples manœuvres dont la finalité était de leur faire perdre tout repère culturel, spirituel et géographique, le vodoun a bien survécu à plusieurs générations et reste encore d’actualité dans des sociétés noires hors du continent africain, surtout dans les Amériques.

« Ce que j’ai vu aujourd’hui, à la fête des religions endogènes à Ouidah, notamment les danses, les rythmes des tambours, et les pratiques pour magnifier le vodoun sont identiques à ce que font mes parents en Haïti. En matière de la pratique du vodoun, je peux vous affirmer sans me tromper que les peuples noirs africains et particulièrement du Bénin, ont amené dans les Amériques, leurs pratiques ancestrales », s’est-il réjoui

Selon des statistiques, près de 37% de la population béninoise, estimée à plus de 10 millions d’habitants, pratiquent des religions traditionnelles, alors que les catholiques représentent 27%, les musulmans 24% et les protestants 12%.

© Xinhua


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