Des Béninois de la diaspora dénoncent la gouvernance de Patrice Talon

Marche le 22 juin 2017 des organisations syndicales et politiques réunies au sein du Front pour le Sursaut Patriotique (FSP)

 Le Comité du Front pour le Sursaut Patriotique dans la Diaspora (Cfspd) critique la gouvernance du Président Patrice Talon au pouvoir depuis avril 2016 et convie les Béninois à la signature d’une pétition pour que vivent les libertés et l’état de droit.

Sous le titre : « Défendons les libertés, la démocratie et l’Etat de droit au Bénin », le Cfspd  écrit : « Ce qui se passe au Bénin aujourd’hui est très grave. Depuis son arrivée au pouvoir, le Président Patrice Talon et un groupe de proches ont pris le Bénin en otage et travaillent méthodiquement à y instaurer une dictature. Ils accaparent tout, pillent les ressources du pays, affament le peuple, privatisent à leur profit les entreprises publiques».

Pour ce comité, l’équipe au pouvoir au Bénin, pour se couvrir, veut « étouffer toute voix discordante et toute opposition. Elle met en cause les libertés démocratiques et viole allègrement la Constitution ».

Le comité dénonce, entre autres, les interdictions de manifester, les répressions de manifestations pacifiques des étudiants et l’interdiction de fait de leurs organisations.

« La liberté d’expression et le droit à l’information sont bafoués et réduits aux éloges et louanges aux actions du Chef de l’Etat, alors que l’expression des opinions critiques est entravée. Des contrats sont passés avec les médias privés pour mieux les assujettir à la cellule de communication du pouvoir. Ceux qui osent relayer les luttes et les cris de douleurs des travailleurs et du peuple béninois sont bâillonnés. Ainsi, Soleil FM piraté, Capp Fm piraté et brouillé, le site du magazine l’Autre Afrique de Romuald Boko suspendu, la diffusion de « 100% Bénin »de SIKKA Tv sur Canal3 interdite », déplore le comité qui dénombre plus d’une douzaine de violations.

La mise en avant d’une loi portant charte des partis politiques où la création d’un parti est soumise à l’autorisation d’une institution présidentielle, les détentions arbitraires de citoyens probes arrêtés ou poursuivis sous accusation de corruption (le cas emblématique de Laurent Mètongnon), des députés interdits de parole au Parlement, le refus de mise en œuvre d’une décision de la Cour constitutionnelle relative au Cos-Lépi, le retrait du droit de grève aux travailleurs de la justice, de la santé et de la police, sont, entre autres, les griefs de ces compatriotes de Patrice Talon.

Selon le comité, ces atteintes aux libertés démocratiques et de violations de la Constitution, qui caractérisent la gouvernance de la rupture de Patrice Talon, menacent gravement la démocratie et l’Etat de droit au Bénin.

« Le peuple béninois a compris que la lutte pour le pain est indissociable de la lutte pour la liberté. C’est pourquoi il intensifie ses combats contre la gouvernance autocratique de Patrice Talon et exige la réunion des Etats Généraux du Peuple pour revoir la gouvernance du pays », indique le Cfspd) qui invite tous les Béninois à signer massivement la pétition pour soutenir ce peuple et pour que vivent les libertés, la Démocratie et l’Etat de droit au Bénin.

© Infos Gabon Plus

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