Le Parti communiste du Bénin invite les travailleurs à poursuivre la grève

Philippe Noudjènoumè, Premier secrétaire du Parti Communiste du Bénin (PCB) et  président de la Convention patriotique des forces de Gauche

Philippe Noudjènoumè, Premier secrétaire du Parti Communiste du Bénin (PCB) et  président de la Convention patriotique des forces de Gauche (opposition) invite les travailleurs à poursuivre la grève et le peuple béninois à « continuer le combat pour sauver le pays », dans une adresse publiée à l’issue d’une rencontre entre le chef de l’Etat et les confédérations syndicales.

« …Il n’existe donc aucun autre salut aux travailleurs et à l’ensemble du peuple que de poursuivre le combat, en méprisant toutes les manœuvres dilatoires- pour sauver le pays, le seul patrimoine commun », indique cette adresse.

Pour le professeur Noudjènounmè, « Patrice Talon au cours de ses quatre heures de soliloque, se pose en défenseur du peuple contre une minorité d’insatiables privilégiés qui prend en otage la grande majorité ».

« L’objectif est clair ! La manœuvre est très limpide : monter la population contre les travailleurs, notamment les travailleurs de la Fonction publique. Diviser ainsi les rangs du peuple en lutte pour son émancipation. La problématique développée par Patrice Talon rejoint celle de l’intérêt général. Il s’agissait pour le pouvoir de la rupture et ses zélateurs de présenter tous ceux qui vont en grève – notamment les magistrats et agents de Santé, les enseignants- comme  œuvrant  à l’encontre de l’intérêt général », déplore-t-il.

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« La satisfaction de certaines de vos revendications, si en effet elle devrait entraver la réalisation des investissements au profit de la majorité, pourra être discutée, si et seulement si sous le mode participatif, le peuple est associé à la définition des objectifs économiques, au suivi et contrôle des processus de réalisation. Ce qui autorisera des sacrifices bien compris, pour tous sans exception, acceptables pour les nécessités du développement », a-t-il souligné.

« Pendant qu’il est demandé au peuple de serrer la ceinture, les dignitaires du clan Talon (une infinitésimale minorité) la desserrent en s’accaparant des secteurs vitaux et ressources du pays et en s’empiffrant sur le dos du peuple tout en réprimant tous ceux qui osent dénoncer ce fait, et tout en menaçant d’instaurer dans notre pays un régime autocratique », a déploré le président du PCB.

Mardi dernier, rappelle-t-on, le chef de l’Etat, Patrice Talon, avait reçu toutes les centrales syndicales, cinq heures durant, pour trouver avec elles, la solution permettant de pallier la paralysie de plusieurs secteurs de l’administration.

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A l’issue de cette rencontre dite de vérité, le président de la République a pris l’engagement de faire de son mieux pour régler progressivement les problèmes auxquels sont confrontés les travailleurs.

Les six confédérations et centrales syndicales béninoises ont  démarré  le 16 janvier dernier, une grève d’avertissement de 72 h pour exiger : le respect et la protection des libertés syndicales, la revalorisation du point indiciaire et le règlement des problèmes catégoriels de tous les agents de l’Etat et des secteurs privé et para-privé, l’augmentation du SMIG, l’abrogation de toutes les lois anti-sociales sur l’embauche, l’arrêt de toutes les formes de cession de la gestion des structures et entreprises d’Etat au privé, sans implication et consultation des travailleurs.

© Infos Plus Gabon


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