Poursuite du débrayage dans l’administration publique béninoise

Tour administrative du Bénin

La grève de 72 heures par semaine, tacitement reconductible, démarrée depuis le 16 janvier dernier par les centrales et confédérations syndicales béninoises se poursuivra jusqu’à nouvel ordre, en dépit de la rencontre mardi dernier avec le président de la République Patrice Talon.

Noël Chadaré de la Confédération des organisations syndicales du Bénin (Cosi-Bénin) a déclaré : « Le démarrage ou la suspension d’une grève ne dépend pas du seul vouloir des secrétaires généraux des confédérations. Le démarrage comme la poursuite d’une grève suivent un processus que nous nous devons de respecter ».

Comme Chadaré, tous les autres secrétaires généraux des centrales syndicales ont promis de se référer à leurs bases pour toute décision à prendre suite à la rencontre mardi du président de la République.

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Parlant des retombées de cette rencontre, Noël Chadaré déclare : « Il faut qu’on ait du concret, il n’y a pas eu du concret ; nous poursuivront la grève jusqu’au moment ou il y a aura du concret. Il faut que les engagements aient un début de concrétisation ».

Mardi dernier, rappelle-t-on, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a reçu toutes les centrales syndicales, cinq heures durant, pour trouver avec elles, la solution permettant de pallier la paralysie de plusieurs secteurs de l’administration.

A l’issue de cette rencontre dite de vérité, le président de la République a pris l’engagement de faire de son mieux pour régler progressivement les problèmes auxquels sont confrontés les travailleurs.

Les six confédérations et centrales syndicales béninoises ont démarré le 16 janvier dernier, une grève d’avertissement de 72 heures pour exiger : le respect et la protection des libertés syndicales, la revalorisation du point indiciaire et le règlement des problèmes catégoriels de tous les agents de l’Etat et des secteurs privé et para-privé, l’augmentation du Smig, l’abrogation de toutes les lois antisociales sur l’embauche, l’arrêt de toutes les formes de cession de la gestion des structures et entreprises d’Etat au privé, sans implication et consultation des travailleurs.

© Infos Plus Gabon


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