Kemi Seba après son expulsion de Conakry : ‘’Je souffre pour notre Afrique’’

L'activiste Kémi SEBA s’est exprimé au lendemain de son expulsion de la Guinée, le vendredi 02 mars 2018.

L’activiste panafricaniste de 36 ans, en provenance du Bénin, a été bloqué à l’aéroport international Conakry Gbessia dès sa décente de l’avion Air Ivoire.

Invité de l’ONG guinéenne, Urgence Africaine, Kémi Seba devait animer des conférences se rapportant à la problématique de la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la lutte pour la démocratie etc.

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Nous vous livrons un extrait de sa réaction peu après son retour à Cotonou :

« Je viens d’arriver à Cotonou, suite à mon expulsion du sol guinéen, alors qu’une foule de jeunes panafricanistes m’attendaient à l’aéroport de Conakry. Je devais y parler de bonne gouvernance, de lutte contre la corruption et surtout de JUSTICE SOCIALE (car il n’est pas normal que la majorité du peuple vive en dessous du seuil de pauvreté pendant que les dirigeants du pays sont millionnaires en dollars). Le PRESIDENT ALPHA CONDE, qui autorise dans le même temps les narco-trafiquants à fouler le sol de son pays, m’a fait interdire l’accès au territoire, au motif (selon les mots-mêmes des militaires qui m’ont arrêté) que mes conférences politiques (pourtant PACIFIQUES), risqueraient (PRÉTENDUMENT) de créer des troubles à l’ordre public, considérant que la jeunesse guinéenne (et plus globalement africaine) supporte chaleureusement le combat politique de souveraineté populaire que je mène au quotidien au péril de mes libertés individuelles.

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Ce président (anti-démocratique), champion de la corruption, (qui jouait frauduleusement, ces derniers mois, le panafricaniste, pour faire taire une jeunesse guinéenne qui grognait face à toutes les dérives dictatoriales du pouvoir) vient une nouvelle fois de faire tomber le masque, et illustre une réalité précise : le néocolonialisme ne tombera pas seulement en luttant contre l’impérialisme occidental. Il tombera aussi en luttant politiquement, démocratiquement, et pacifiquement, contre ces prédateurs africains qui occupent ces postes de chefs de l’Etat. Je souffre pour notre Afrique. Mais il faudra me TUER pour me mettre à terre ou me faire taire. Je ne suis pas de la race de ceux qu’on musèle. LE COMBAT S’ACCENTUE. »

© Kababachir


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