11 Béninois victimes de la traite des migrants en Libye sont rentrés au pays

Rassemblement à Paris le 18 novembre 2017 contre la traite des esclaves noirs en Lybie. (Archive)

Onze Béninois victimes de la traite des migrants en Libye sont rentrés au Bénin le 10 avril, a révélé vendredi le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, aux députés béninois à Porto-Novo. « La situation de veille est toujours maintenue en collaboration avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) pour permettre à d’autres éventuels candidats au rapatriement de regagner le bercail », a-t-il encore déclaré.

Répondant à l’inquiétude exprimée par 13 députés de l’opposition parlementaire face à la situation des migrants béninois en Libye, le chef de la diplomatie béninoise a indiqué que l’une des difficultés dans la gestion de cette situation était l’acheminement des laissez-passer entre Alger et Tripoli.

« Le Bénin dispose en Libye d’une représentation diplomatique qui a été momentanément fermée, à cause de la situation sécuritaire dans ce pays. En dépit de cet état de guerre civile, tout a été mis en oeuvre par le gouvernement pour assurer une présence efficace dans cette région, à travers un renforcement de la présence diplomatique du Bénin à Alger avec un réseau de consuls honoraires qui travaillent en synergie avec l’ambassade », a-t-il expliqué. Ainsi, a-t-il poursuivi, grâce à ses réseaux et canaux diplomatiques, le gouvernement béninois a pu recueillir, malgré tous les risques liés à la situation d’insécurité qui prévaut dans ce pays, des informations sur la présence ou non de ressortissants béninois sur le territoire Libyen.

« Ces informations ont conclu à la présence de quelques individus présumés béninois se trouvant dans les camps de Tadjourah, Zaouïa et Sabratha », a-t-il indiqué, précisant que ces personnes, d’après les renseignements reçus, n’étaient pas soumises à des traitements inhumains et dégradants.

Le processus d’identification des ressortissants béninois a été rendu complexe en raison du fait que la plupart des personnes présumées béninoises ne possèdent aucune pièce d’identité, a-t-il précisé.

« Pour faire face à tout besoin de financement en urgence, le gouvernement béninois a constitué une provision, de 27.730.000 francs CFA », a-t-il enfin indiqué.

Source: Xinhua


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