Sécurité alimentaire: »Wave » répond aux maladies virales du manioc

Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur du Bénin,

Cotonou abrite depuis jeudi 7 juin 2018, une conférence internationale dans le cadre du lancement de la phase 2 du Programme West african virus epidemiology (Wave). Pendant 72 heures, les experts des 6 pays membres du Programme Wave vont cogiter pour répondre à la menace des maladies virales du manioc sur la sécurité alimentaire en Afrique. Les travaux ont été lancés par le ministre de l’Enseignement supérieur du Bénin, Marie-Odile Attanasso.

Brasser les idées pour mettre en place une stratégie régionale en vue de faire face à la menace des maladies virales du manioc sur la sécurité alimentaire en Afrique. C’est l’objectif de la conférence internationale qui se tient depuis hier jeudi 7 juin à Cotonou et qui réunit plus d’une centaine de participants des Etats membres du Programme Wave. En effet, venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Nigeria et du Bénin, ces experts vont instaurer une technique de riposte aux pathologies du manioc. La production de ce tubercule est affectée depuis quelques années par certaines pathologies. En dehors des maladies mineures que représentent les mycoses (cercosporiose, anthracnose, pourridiés), les bactérioses (feu bactérien, bactériose vasculaire, pourriture molle), les maladies virales demeurent les plus dommageables. De ces maladies, la mosaïque africaine du manioc et la striure brune du manioc tiennent une place très importante, mais peu soupçonnée par plusieurs acteurs de la filière manioc. De par sa distribution géographique, la maladie de la mosaïque africaine du manioc (Cassava Mosaic Disease, Cmd) causée par les Géminivirus, constitue la première contrainte de production. Elle peut entraîner 40% à 70% de perte de rendement pouvant se traduire par un manque à gagner annuel de 2 à 3 milliards de dollars (Usd) pour l’Afrique sub-saharienne. Il urge donc de trouver des palliatifs pour répondre à ces menaces virales conformément à l’objectif principal du Programme Wave. Celuid’augmenter la productivité des tubercules, en l’occurrence le manioc en Afrique de l’Ouest et du Centre, à travers le développement de méthodes efficaces de lutte. Dans son mot de bienvenue, le ministre béninois de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, a souligné que le manioc est l’une des sept spéculations qui s’adaptent à tous les climats. « Cependant, sa production est ralentie depuis quelques années par des maladies virales », a-t-il déploré. A ses dires, il devient nécessiteux de trouver des solutions de lutte contre ces pathologies. « Le Bénin compte sur les résultats de ces échanges pour mettre en œuvre son projet de développement du manioc », a-t-il exprimé. A sa suite, le Directeur exécutif du Programme Wave, Justin Pita, tout en rappelant la vision de son institution, a exhorté les gouvernants à être proactifs. « J’invite les pays membres de Wave à nous aider par la mise en place d’un système de surveillance, d’alerte précoce, de secours, de certification des recherches et de financement », a-t-il déclaré. Représentant la Fondation Bill & Melinda Gates, le directeur général adjoint, Rob Horsch, a indiqué son objectif et celui de son organisation en finançant le Programme Wave. « Nous réussirons si nous parvenons à endiguer l’épidémie virale du manioc », a-t-il déclaré. Procédant à l’ouverture des assises, Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur, a martelé que le manioc, en raison de ses potentialités nutritionnelles et industrielles fait l’objet de projets pour booster sa production. A son avis, la recrudescence des pathologies virales qui compromettent la production du manioc est donc un sujet préoccupant pour les pays.  « Il est plus que jamais nécessaire de conjuguer les efforts et  agir ensemble pour sauvegarder la filière du manioc », a-t-elle suggéré.

Par: Mohamed Yasser Amoussa

© Le Matinal 


Pour ne plus louper les actualités en continu sur le Bénin,

Suivez nous sur Facebook : @Beninto.info

Suivez nous sur Twitter : @BenintoInfo

Commenter depuis Facebook

commentaires

Cet article a été lu 281 fois