Unité d’appui à la gestion des affaires pétrolières (UAGAP) : Patrice Talon crée des dépenses supplémentaires à l’Etat

Le gouvernement béninois a tenu, hier mercredi 27 juin 2018, sa séance hebdomadaire du Conseil des ministres sous la présidence effective du chef de l’Etat, Patrice Talon.

Au cours de la séance, plusieurs décisions ont été prises dont celle relative à la création de l’Unité d’appui à la gestion des affaires pétrolières (UAGAP).

Le conseil des ministres a adopté le décret portant création de l’UAGAP sous prétexte qu’elle vient renforcer les ressources humaines disponibles au niveau du ministère de l’Eau et des mines. Selon le compte-rendu rendu public par le gouvernement, cette unité sera constituée d’un pool d’experts. Aussi, entend-elle permettre au ministre de disposer de l’expertise requise pour conduire avec plus d’efficacité, les dossiers de ce domaine spécifique, dans le cadre de la relance des activités de recherche et d’exploitation.

La création de l’Unité d’appui à la gestion des affaires pétrolières occasionnera d’importantes dépenses pour l’Etat. Cette unité fonctionnera pendant plusieurs années. Mieux, les experts qui seront invités à y figurer seront rémunérés selon une grille salariale basée sur les normes internationales, car tout porte à croire que ce sont des expatriés que le gouvernement s’apprête à recruter.

A un moment où le chantre du ‘’Nouveau départ’’ demande au peuple de continuer par ‘’serrer la ceinture’’, il est loisible de se demander pourquoi le gouvernement ne peut faire confiance aux cadres du ministère de l’Energie et de l’eau. A défaut d’y trouver des compétences dont a besoin le ministre, pourquoi ne pas les faire recycler ? Non seulement, l’Etat central dépensera moins, mais ceux-ci pourront transmettre leur savoir à leurs collègues du ministère et le problème de ‘’désert de compétences’’ serait réglé une fois pour toutes dans ce secteur.

Le gouvernement du Bénin s’engage dans cette aventure budgétivore alors qu’elle a lancé une vaste campagne qui consiste à réduire les dépenses de l’Etat. Ainsi, pendant que des citoyens dont des enfants meurent parce que le gouvernement a refusé de les sauver en les faisant évacuer, Patrice Talon s’engage dans des dépenses colossales pour donner du travail aux experts étrangers dont la grille salariale est calquée sur le standard international. L’image de Fèmi Jean Eudes Laourou est encore vivace dans le souvenir des citoyens. La rémunération mensuelle d’un expert en gestion des affaires pétrolières n’aurait-il pas permis de sauver cet enfant âgé de neuf ans seulement ? Peut-on savoir le nombre de citoyens qui peuvent avoir la vie sauve si l’Etat leur accordait l’équivalent des dépenses dans lesquelles l’Etat s’engage en créant l’UAGAP ? En attendant, les populations continuent de passer de vie à trépas. Et le montant des tombes mortuaires augmente. Toutefois, plusieurs autres décisions ont été prises lors du conseil des ministres d’hier.

Le gouvernement a autorisé la passation de marché entre le Projet d’appui à la production vivrière et de renforcement de la résilience dans les départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines (PAVIRE-ABC) et le Centre de partenariat et d’expertise pour le développement durable (CePED) pour la formation de quatre cents jeunes entrepreneurs agricoles. Les travaux de raccordement électrique des infrastructures du projet d’approvisionnement en eau potable des communes de Glazoué et de Dassa Zoumè et ceux de renforcement du système d’alimentation en eau potable de la ville d’Abomey Calavi et environs ont fait l’objet d’une communication. Des mesures urgentes conservatoires pour une meilleure gestion de l’exploitation des carrières de sable ont été prises.

Pour finir, un compte rendu de la mission d’investigations au Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a été fait. Le coordonnateur national et son adjoint ont été relevés de leurs fonctions. Aussi, le conseil a-t-il autorisé la mobilisation de ressources pour la construction de la Marina de Ouidah, de la Cité historique de Ouidah, des musées d’Abomey, d’Allada et de Porto-Novo et des infrastructures auxiliaires.

Par : Nafiou OGOUCHOLA

© Benin 24 Television


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