Les réseaux communautaires sont essentiels pour connecter l’Afrique, indique l’Internet Society

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Alors que l’accès à l’Internet continue de croître en Afrique, avec plus de 450 millions de personnes dorénavant connectées à l’Internet, plus de 60 pour cent de la population demeure non connectée.  Les réseaux communautaires sont un moyen essentiel pour combler cette lacune en matière de connectivité, déclare l’Internet Society, une organisation à but non lucratif d’envergure mondiale s’engageant à assurer le développement ouvert, l’évolution et l’utilisation de l’Internet.

Les réseaux communautaires sont une infrastructure de communications construite, gérée et utilisée par les communautés locales. Ils fournissent une solution durable pour combler les manques de connectivité qui existent dans les zones urbaines, isolées et rurales mal desservies à travers le monde. En Afrique, où ces manques sont plus répandus, un sondage récent a permis d’identifier 37 initiatives de réseaux communautaires dans 12 pays africains, parmi lesquels 25 sont considérées actives.

L’Internet Society, en partenariat avec l’Association pour le progrès des communications (APC) et Zenzeleni Networks organisera le troisième Sommet des réseaux communautaires d’Afrique à Cap-Oriental, en Afrique du Sud, du 3 au 7 septembre 2018. Le Sommet vise à promouvoir la création et la croissance des réseaux communautaires, à accroître la collaboration entre les opérateurs de réseaux communautaires dans la région et à leur donner une occasion de s’engager avec d’autres parties prenantes comme des producteurs de contenus, des régulateurs et des décideurs politiques.

Des participants de 13 pays africains (Kenya, Ouganda, Afrique du Sud, RDC, Zimbabwe, Zambie, Malawi, Namibie, Cameroun, Tanzanie, Soudan, Égypte et Éthiopie) assisteront au sommet, en plus de participants représentant les réseaux communautaires en Espagne, en Allemagne, en Argentine, en Inde et aux États-Unis.

Les sessions de conférence couvriront des sujets allant de la manière dont les réseaux communautaires peuvent combler le manque de connectivité en Afrique aux stratégies permettant de soutenir l’accès local.  Les discussions incluront également la manière dont les réseaux locaux peuvent être utilisés pour améliorer la fourniture de services de base et inspirer la création de contenus et services pertinents à l’échelle locale, ainsi que la manière de créer des politiques et réglementations favorisant les réseaux communautaires en Afrique.

L’accès au spectre de fréquences est primordial pour les réseaux communautaires.  Les décideurs politiques et les régulateurs peuvent jouer un rôle clé pour assurer des approches innovantes afin de rendre du spectre disponible en travaillant avec les réseaux communautaires. Un rapport de l’Internet Society examine les divers moyens permettant aux réseaux communautaires d’accéder au spectre, incluant l’utilisation de spectre sans licence, le partage de spectre sous licence et l’octroi innovant de licences.

« Permettre aux communautés de se connecter vraiment elles-mêmes est une nouvelle façon de penser », a expliqué Michuki Mwangi, gestionnaire principal du développement pour l’Afrique à l’Internet Society.  « Les décideurs politiques et les régulateurs devraient reconnaître que la connectivité peut être initiée depuis un village ou une ville et qu’ils peuvent aider les communautés à se connecter elles-mêmes en fournissant un environnement favorable avec l’octroi de licences et un accès au spectre innovants. »

Le Sommet des réseaux communautaires d’Afrique se conclura par une visite de communautés desservies par Zenzeleni Networks, première organisation de télécommunications d’Afrique du Sud, appartenant et exploitée par une coopérative rurale.  Zenzeleni Networks installe et maintient sa propre infrastructure de télécommunications pour fournir des services voix et données abordables.  Toutes les recettes restent dans la communauté et les résidents décident ensemble de l’usage qui est fait de ces recettes.

Le coût de déploiement des réseaux communautaires peut être faible. Souvent, la technologie requise pour construire et maintenir le réseau est aussi simple qu’un routeur sans fil (bon marché, disponible localement). Les réseaux peuvent aller d’un simple réseau Wifi à des réseaux maillés et des réseaux mobiles fournissant des services vocaux et de SMS. Bien qu’ils ne desservent généralement que des communautés de moins de 3 000 personnes, certains desservent plus de 50 000 utilisateurs.

« Non seulement ces réseaux fournissent un accès abordable dans des zones où les opérateurs ne trouvent pas de viabilité commerciale à la fourniture de services similaires mais, étant construits et exploités par des membres de la communauté, ils procurent bien d’autres avantages dans les zones où ils sont opérationnels.  Ils sont essentiels pour permettre aux personnes non connectées de se connecter elles-mêmes en Afrique », a expliqué Carlos-Rey Moreno, coordinateur des projets d’accès communautaire pour l’APC.

À propos de l’Internet Society

Fondée par des pionniers de l’Internet, l’Internet Society (ISOC) est une organisation à but non lucratif s’engageant à assurer le développement ouvert, l’évolution et l’utilisation de l’Internet. Opérant via une communauté mondiale de sections et de membres, l’Internet Society collabore avec un large éventail de groupes pour promouvoir les technologies permettant de maintenir la sécurité et la protection de l’Internet, et prône des politiques favorisant un accès universel. L’Internet Society est également le siège organisationnel de l’Internet Engineering Task Force (IETF).

© : Beninto en partenariat avec APO

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